Mercenaire sur la Seigneurie de la Motte de Lacheni, an de grâce MCXXXVII

 

Ses ancêtres faisaient partie de ces envahisseurs scandinaves qui ébranlèrent l’Empire Carolingien, fondé par Charlemagne. A partir des années 870, ils organisent des expéditions de pillage dans la vallée de la Seine et dans le centre du royaume de France. Les sources écrites sont pour l’essentiel en latin. Annales et histoires présentées chronologiquement furent rédigées dans des monastères et dans les annexes des cathédrales, cibles principales des attaques car ces édifices religieux conservaient des objets liturgiques de grande valeur en or ou en argent et des œuvres d’art ornées de pierres précieuses et de métaux rares. On peut comprendre que les auteurs, sous le coup de l’émotion, décrivent les  Vikings comme des êtres maléfiques, capables de tous les crimes et de tous les sacrilèges.
En 890.891, leur flottille remonte l’Oise jusqu’à Noyon. Ils séjournent pendant plusieurs mois à quelque distance de la ville, dans l’île des Moricans. De cette île, il firent des excursions fructueuses dans les villages de la région ….

Ils furent qualifiés de pirates, de barbares  ou de païens . Ces hommes et ces femmes du Nord étaient avant tout des explorateurs et des marchands  …

 

Guerrière viking de Birka

La guerrière viking de Birka est une femme qui fut enterrée avec les parures traditionnelles d’un chef de guerre Viking. Sa chambre funéraire datant du xe siècle fut découverte en 1878 à Birka dans le sud-est de la Suède. Longtemps, les archéologues pensèrent qu’il s’agissait d’un homme même si certaines caractéristiques du squelette évoquaient celui d’une femme. Ce n’est qu’en 2017 qu’une analyse ADN établit que cette personne ensevelie avec tous les signes correspondant à un guerrier viking de haut rang était en réalité une femme. Ces conclusions ont cependant été qualifiées de prématurées par certains archéologues et historiens pour lesquels ces artefacts ne constituent pas la preuve que des femmes, dans cette société patriarcale viking, aient pu être guerrières. Cette controverse a contribué au débat au sujet des rôles que pouvaient endosser les femmes dans la société viking.

 

Données archéologiques

Fouille initiale

Dans les années 1870, un important site remontant à l’Âge des Vikings est découvert sur l’île de Björkö (littéralement : l’île aux bouleaux) située sur le lac Mälar à 30 kilomètres à l’est de Stockholm. Le site de Birka, aujourd’hui en Suède, fut l’une des plus grandes villes vikings, active de 750 à 950. En 1878, lors de ses travaux de recherche sur le site, l’archéologue et ethnographe Hjalmar Stolpe (1841-1905) découvre et fouille une tombe à chambre contenant — le pense-t-il — la dépouille d’un guerrier viking.

En 1889, il répertorie la tombe sous la dénomination Bj 581. La tombe est considérée comme « l’une des plus emblématiques de l’Âge des Vikings ». La tombe était marquée par un gros bloc de pierre et se trouvait sur une terrasse surélevée où elle était en contact direct avec la garnison. La chambre mortuaire avait été réalisée en bois et mesurait 3,45 mètres de long sur 1,75 mètres de large. Le corps a été trouvé en position assise, vêtu de vêtements de soie et de décorations en fil d’argent. Les éléments trouvés dans la tombe comprenaient une épée, une hache, deux lances, des flèches perforantes, un couteau de combat, deux umbos de boucliers, une paire d’ étriers, une fibule , un mors et deux chevaux (une jument et un étalon).

Et pendant les 128 années suivantes, on a supposé que le squelette était celui d’un « homme aguerri au combat »; il fut même comparé à l’un des personnages de la Chevauchée des Walkyries de Richard Wagner.

De nouvelles études menées sur le squelette dans les années 1970 vinrent remettre en question la thèse selon laquelle il s’agissait d’un homme. En 2014, une analyse ostéologique des os pelviens et de la mandibule est réalisée par l’université de Stockholm. L’archéobiologiste Anna Kjellström parvient également à la conclusion selon laquelle cette tombe est celle d’une femme. Certains archéologues restèrent sceptiques, invoquant la probabilité que les os aient été mal étiquetés au siècle dernier ou peut-être même mélangés avec des os provenant d’autres tombes proches.

 

 

Une étude dirigée par Charlotte Hedenstierna-Jonson et publiée en septembre 2017 notait que l’analyse ostéologique menée par Kjellström avait soulevé des questions concernant le sexe, le genre et l’identité parmi les guerriers vikings. L’équipe de Hedenstierna-Jonson préleva du matériel génétique dans l’os d’un bras et d’une dent de la dépouille enterrée dans la tombe Bj 581 en vue de procéder à une analyse de l’ADN. Selon les conclusions de Maja Krezwinska, il fut déterminé que le squelette ne comportait que des chromosomes X et pas de chromosome Y et était par conséquent celui d’une femme.

L’analyse de l’ADN mitochondrial révéla que l’ensemble des os présents dans la tombe appartenaient à une seule et même personne .

La même analyse se pencha également sur les isotopes du strontium du squelette pour déterminer le profil de provenance géographique de l’individu. Les marqueurs détectés étaient similaires à ceux trouvés chez les personnes vivant actuellement dans les zones géographiques habitées jadis par les Vikings mais il ne put pas être déterminé si elle était originaire de Birka ou si elle s’y était établie par la suite.

La conclusion de l’étude, controversée, était que « l’individu dans la tombe Bj 581 est la première femme guerrière viking de haut rang confirmée » En 2019, les auteurs en réponse à la critique de leur étude originale ont répondu dans un second article publié dans la revue Antiquity en fournissant des informations complémentaires sur leur méthodologie et en réaffirmant leurs conclusions initiales

Ils concluent que dans le cas particulier de Bj 581, si certains auront la possibilité de tirer des conclusions différentes, il est un fait établi que l’intégrité de la tombe a été préservée au fil du temps et que la détermination biologique du sexe est valide. C’est maintenant aux autres de décider comment ils vont traiter ces informations et les implications plus larges qui en découlent.

 

Analyse des artefacts retrouvés dans la tombe

L’analyse du contenu de la tombe révéla qu’elle contenait des pièces et un plateau de jeu considérés comme une preuve de sa pensée stratégique et indiquant « qu’elle était un officier qui pouvait mener des troupes à la bataille »

Selon Kjellström, « Seulement peu de guerriers furent enterrés avec des pièces de jeu et elles signalent leur pensée stratégique »

L’archéologue David Zori mentionne que de nombreuses histoires nordiques comme la Völsunga saga du xiiie siècle reprennent le thème de la Walkyrie se battant au côté des hommes

 

L’image de la femme guerrière n’était pas étrangère aux Vikings. Il y a plusieurs exemples de représentations de femmes où on les voit brandir des armes.

 

Mythologie

La Mythologie nordique comporte un groupe de femmes guerrières surnaturelles appelées les Valkyries dans l’Edda poétique et qui étaient les gardiennes du Valhalla et décernaient la mort sur le champ de bataille. Elles sont rarement représentées au combat mais manient des lances.

Les Skjaldmös sont des guerrières féminines qui adoptent des caractéristiques et des attitudes masculines, comme la tenue vestimentaire et le maniement des armes. Elles le font soit parce qu’il n’y a plus de membre masculin de la famille, soit parce qu’elles fuient le mariage.

 

Iconographie

La Tapisserie d’Oseberg présente des figures anthropomorphiques habillées de robes qui évoquent des femmes de l’Âge des Vikings brandissant des lances et des épées. Une série de broches trouvées à Tissø, au Danemark, représente également ce que l’on croit être des figures féminines armées à cheval. Enfin, une figure tridimensionnelle trouvée à Hårby, au Danemark également, représente une figure féminine de l’Âge des Vikings tenant une épée et un bouclier. Le public l’a interprété comme la représentation d’une Valkyrie, mais nulle part dans la mythologie nordique les Valkyries ne sont décrites maniant des épées (leur arme de prédilection étant une lance). Cela soulève la question de savoir si cette figure pourrait représenter une guerrière humaine.

 

 

 

Notes et références

Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Birka female Viking warrior »